LES SERPENTS ET LES DRAGONS

VOLANTS

Par R. A. Boulay ©1990Éditeur : Roberto Solàrion ©1997 Traducteur : Polo Delsalles ©2003 * Chapitre 7 LES DRAGONS ET LES DIEUX SERPENTS DANS LA MYTHOLOGIE MONDIALE *

« Les légendes anciennes de la tribu Nyoro en Afrique disent que les premiers êtres humains descendirent du ciel et ressemblèrent à des caméléons, et qu'ils fondèrent l'espèce humaine ». Source inconnue

LE SÉRAPHIN DE L'ANCIEN TESTAMENT

Dans l'Ancien Testament, des références explicites à nos ancêtres dieux serpents furent quasiment toutes éliminées par les siècles à travers un long processus desélection et d'édition. Quand nous trouvons des allusions dans les Saintes Écritures, elles sont interprétées comme étant simplement des allégories. Dans le livre des Nombres, un incident étrange est raconté concernant un serpent impudent qui soulève plusieurs questions qui ne sont jamais complètement expliquées par les érudits bibliques.

Pendant la deuxième année de l'Exode, après qu'ils avaient laissé les conforts du mont Sinaï et peinèrent à travers le désert, les tribus eurent une escarmouche avec le roi d'Arad et prédominèrent après beaucoup de difficulté. L'incident du serpent eut lieu à ce temps :

« Ils quittèrent le mont Hor par la route à la Mer Rouge contournant la terre d'Édam. Mais, pendant le voyage, les gens sont devenus rétifs et parlèrent contre leSeigneur et contre Moïse. 'Pourquoi tu nous a faits quitter l'Égypte pour mourir dans le désert ? Il n'y a ni de pain ni eau et nous sommes venus à détester cette misérable nourriture '. Dieu envoya alors contre le peuple les serpents brûlants, dont la morsure fit périr beaucoup de monde en Israël. Les gens vinrent à Moïse et lui dirent, 'Nous avons péché en parlant contre Yahvé et contre toi. Intercède auprès de Yahvé pour qu'il éloigne de nous ces serpents'. Moïse intercéda pour le peuple et Yahvé lui répondit : 'Façonne-toi un Brûlant que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera restera en vie'. Moïse façonna donc un serpent d'airain qu'il plaça sur l'étendard, et si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d'airain et restait en vie ».

Il est difficile de mal interpréter la conclusion que la signification de l'incident est sans doute de l'idolâtrie, une activité rigoureusement défendue dans les SaintesÉcritures. Le mot hébreu « seraph » est exceptionnel et apparaît seulement quelques fois dans les livres de l'Ancien Testament.

Dans Isaïe, chapitres 14 et 30, le « séraphin » est rapporté « me ofef seraph » ou littéralement « serpent volant » et est associé avec la Philistie et le Néguev, des terres qui furent traditionnellement le pays des descendants des Néfilim après le Déluge. Le Serpent qui fut fabriqué par Moïse à l'ordre de Dieu fut révéré dans le sanctuaire du Temple jusqu'au 8ème siècle avant J.-C. qui, selon II Rois 18, le roi Ezéchias, affligé de l'adoration de l'idole, « brisa en morceaux le serpent de bronze que Moïse avait fait ». [Note de l'éditeur : Le 8ème siècle avant J.-C. aurait inclus l'année 762 quand, telle que noté auparavant, la série de cataclysmes commença accompagnant le départ de la Planète Nibirou de sa position au-dessus du Pôle Nord de la Terre.]

Ce ne fut probablement pas le « séraphin » original fait par Moïse vers 1,450 avant J.-C. et on doute qu'il ait survécu jusqu'à présent. De toute manière, cela démontre que l'adoration des dieux serpents fut bien établie parmi les Israélites pendant la période des Juges et des Rois et cela suggère aussi que Yahvé ait été identifié au moins une fois avec le dieu serpent.

Le terme « seraph » inquiéta les traducteurs et les commentateurs bibliques au fil des années. Il est traduit comme « serpent ardent » dans la version « King James ». Cependant, la tendance moderne est de ne pas le traduire et de le laisser comme tel. Le « seraph » ne fait pas partie d'aucune classification ou de traduction. Ce mot provient plutôt du Cananéen qui l'acquit de leur héritage mésopotamien.

Les racines du terme peuvent possiblement être de source mésopotamienne. Le « serpent ardent ou volant » sur le haut de cette perche, adoré pour ses propriétés curatives, représente Enki, le dieu sumérien de la guérison, qui fut souvent associé au symbole du serpent. Il y a aussi une ressemblance curieuse du serpent enroulé autour d'une perche avec le caducée des Grecs.

Dans l'Épique de Gilgamesh, le serpent qui vole la plante magique du héros est appelé un « seru » et la ressemblance des mots suggère une origine commune. Le terme est aussi utilisé dans la mythologie hindoue et a des antécédents sumériens. Les Nagas, les dieux serpents mystérieux qui vécurent en Inde furent appelés des « sarpa » ou serpents.

Dans ses études de la religion Hindoue, la théosophe Madame Helena Pavlovna Blavatsky affirme que les Nagas ou « sarpa » de l'Inde sont « indiscutablement les Séraphins juifs, dérivé de serapi ou sarpa signifiant serpent ».

Un ancien document religieux très peu connu réfère non seulement aux dieux serpents mais aussi énigmatiquement aux dieux du panthéon sumérien. Comme tel, ce cantique chrétien a probablement ses origines dans une prière sumérienne. Appelée la Prière de Joseph, il fait partie d'un groupe appelé les papyri magiques. Il est d'origine grecque et est daté du 2ème siècle après J. C. Il commence comme un cantique d'éloge :

« Père des patriarches, Père de toutes les choses, Père de tous les pouvoirs du Cosmos, Créateur de tout, Créateur des anges et des archanges, le Créateur des noms rédempteurs, je vous invoque ».

Après d'autres invocations, la prière continue dramatiquement :

« Vous qui êtes assis sur la montagne sacrée du Sinaï, Vous qui êtes assis sur la mer, Vous qui êtes assis sur les dieux serpents, le Dieu qui s'assied sur le dieu du soleil ».

Ce péan est intéressant et pertinent pour plusieurs raisons. À part la référence tacite aux dieux serpents, il fait référence aussi au dieu qui s'assied sur la mer. Bien que cette ligne soit incomplète (curieusement, tous les mots manquants sont aux places critiques !), il semble être une référence voilée au dieu de l'eau Enki et son palais d'eau. [Note de l'éditeur : Enki fut l'équivalent du Poséidon grec, Dieu de la Mer.] Le dieu du soleil est vraisemblablement Outou/Shamash de même que le dieu du mont Sinaï est Ishkour/Adad. [Note de l'éditeur : Outou fut l'équivalent du dieu soleil vert Apollon et Ishkour à Arès, dieu de la guerre.]

Donc, l'invocation semble être adressée à Enlil [Zeus], le dieu souverain du panthéon cananéen qui devint plus tard connu comme « El » dans l'Ancien Testament. De plus, les noms rédempteurs sont probablement les Tablettes de la Destinée ou des Noms Divins associés aux MEs sumériens.

Les dieux serpents ne se trouvent pas seulement dans l'histoire ou la mythologie des pays du Moyen-Orient. Des dragons, des serpents volants et des dieux serpents paraissent dans la mythologie des gens partout dans le monde et là, ils sont les créateurs et les ancêtres bienveillants d'homme. Certaines cultures conservent la mémoire d'une race de serpent qui fut cruelle et barbare.

LES DIEUX SERPENTS DANS LA CIVILISATION DE L'INDUS

Aratta est souvent mentionné dans la littérature sumérienne comme une terre lointaine contrôlée par la déesse Inanna de sa ville tutélaire d 'Ourouk. Selonl'Épique Enmerkar et le seigneur d'Aratta, cette terre fut située au-delà d'Anshan (maintenant l'Iran) et un voyage à Aratta exigeait la traversée de sept montagnes et de la dangereuse rivière Kur.

Il fut suggéré qu'Aratta fut peut-être le même que le Harappa de la civilisation perdue de la vallée de l'Indus. Harappa, avec Mohenjo-daro, fut une ville des anciens Dravidiens, les gens serpents légendaires qui précédèrent la race aryenne de l'Inde.

Durant les années 1920, les archéologues furent quelques étonnantes découvertes dans la vallée de la rivière Indus. Les ruines de deux grandes villes anciennes furent excavées, une s'appelant Mohenjo-daro située directement sur la rivière Indus et l'autre, Harappa, sur la Ravi, une branche majeure de l'Indus localisée dans le Punjab ou terre des Cinq Rivières. Comme les villes de la Mésopotamie et de la vallée du Nil, elles furent construites sur les plaines alluviales. Cependant, contrairement à ces autres villes, Mohenjo-daro et Harappa paraissent avoir été complètement organisées dès le départ. En effet, leurs dispositions furent identiques. Bien qu'aucune ziggourat n'ait été trouvée, chaque ville avait un monticule de dix mètres de haut, une sorte de plate-forme artificielle.

Ces villes n'évoluèrent pas à partir de villages primitifs mais furent complétées en moins d'un siècle. Elles furent construites à partir de rien comme par une force extérieure. En d'autres mots, elles furent construites comme colonie, probablement par les Sumériens et vraisemblablement par Enki, leur ingénieur principal.

Les villes existent depuis environ 3500 à 3000 avant J.-C. et, selon les preuves archéologiques, en sont venues à une fin violente aux alentours de 2000 avant J.-C. Ce qui laisse les historiens perplexes est le fait que les gens qui y vivaient n'eurent pas de rapport avec les Aryens qui vinrent quelque 500 à 600 années plus tard s'établir dans la plaine de Punjab et de la Gange. Comme les anciens sumériens, les gens de Mohenjo-daro et d'Harappa parlèrent une langue inconnue. [Note de l'éditeur : En supposant que la Planète Nibirou fut pour la dernière fois dans notre système local de 1,600 à 700 avant J.-C., alors sa visite antérieure aurait été--ajouter 3,600 ans à cette date-aux alentours de 4,200 à 3,300 avant J.-C. Ces dates sont assez proches des années notées ci-dessus pour conclure que ces villes dravidiennes furent construites par les Nibirouens pendant leur avant dernière visite à la Terre/Tiamat.]

Les objets fabriqués découverts dans ces villes les lient avec la vallée de la Mésopotamie. Des sceaux en forme de bouton trouvés à ces emplacements sont semblables aux sceaux cylindres de Sumer. En fait, un de ceux-ci démontre un homme sauvage qui lutte avec deux bêtes, semblable à celui de Gilgamesh qui se tient debout entre deux lions. Ces deux villes sont probablement des colonies sumériennes établies après que la Terre devint inhabitable, après le Déluge. Certains historiens suggérèrent que ces villes furent le centre de la culture dravidienne et furent habitées par les Nagas, une race d'hommes serpents. [Note de l'éditeur : Si chaque fois que la Planète Nibirou arrive et part de cette région de notre système solaire, il y a des cataclysmes planétaires--ou des « déluges » en raison des anomalies gravitationnelles et électromagnétiques, cela supporte ce qui est suggéré ci-dessus que ces deux villes dravidiennes furent fondées par et pour l'usage des Nibirouens pendant leur avant-dernière visite ici.]

LES NAGAS, LA RACE SERPENT DE L'INDE ANCIENNE

L'ancien livre de Dzyan, probablement le plus vieux de source sanskrite, parle d'une race serpent qui descendit des cieux et enseigna l'espèce humaine. Madame

H. P. Blavatsky passa trois ans au Tibet, au Bhoutan et au Sikkim, accumulant des milliers de sources sanskrites qui furent compilées dans le livre de Dzyan. Ces sources concernent les gens anciens appelés les Nagas ou Sarpa qui furent des êtres semi-divins au visage humain et une queue de dragon. Blavatsky croyait que ces Sarpa furent sans aucun doute les Séraphins de l' Ancien Testament ; les Séraphins auraient donc les mêmes racines étymologiques que les Sarpa de l'Inde ancienne.

La mythologie et la littérature hindoue sont aussi remplies de liaisons sexuelles entre les dieux et l'espèce humaine et de la procréation de nombreux êtres étranges appelés Dravidiens et Dasyus. Cette race habitait hypothétiquement dans de grandes villes fortifiées. Ils furent grossiers, cannibales, de peau foncée et camus. Les Aryens qui vinrent plus tard, rencontrèrent les descendants de cette race serpent ; ils sont décrits dans le Ramayana :

« Près de Bhogavata, il existe un endroit où demeurent les hôtes de la race serpent, une ville de boulevards, fortifiée et interdite dont les légions vigilantes gardent et défendent. Le plus violent des jeunes serpents, chacun affreux par sa dent de venin, et sur le trône dans son couloir impérial, Vasuki les gouverne tous ».

Les Dravidiens antédiluviens furent éliminés par le Déluge. Quand la Terre fut repeuplée, Harappa et Mohenjo-daro devinrent le centre de la culture dravidienne.

Une grande partie des preuves que Dravidien, Dasyus et Nagas furent tous desnoms différents pour ces gens peut être trouvée dans les grandes Épiques de l'Inde,le Mahabharata et le Ramayana. Les deux Épiques concernent les contacts des Aryens avec cette race serpent, quelques-uns, amicaux et d'autres, hostiles. Dû au mariage des Aryens avec ces gens, une sorte d'ambiance, un rapport amour-haine se dégage de ces deux grands Épiques.

Dans l'Épique du Mahabharata, un groupe d'êtres « célestes » arrive par voiture aérienne pour assister à la fête de mariage des rois aryens :

« Les dieux arrivèrent en chariots ennuagés pour voir la belle scène. Des Suparnas ailés, des Nagas écailleux, des chariots célestes brillants, tous ensemble naviguaient dans le ciel sans nuages ».

Ces Nagas se marièrent avec les Aryens, produisant des rois et des héros. Par exemple, dans le Rig Veda, il y a des noms comme Divodasa qui indiquent qu'il y eut un croisement entre les Dasyus et les Aryens peu après 1,500 avant J.-C. [Note de l'éditeur : Cette date tombe dans la période 1,600-700 avant J.-C.]

Plusieurs anciens dieux hindous se marièrent avec les êtres humains et, comme à Sumer, produisirent un hybride mammifère reptile, les rois semi-divins que l'on trouve partout dans la littérature de Sumer et de l'Inde.

La littérature hindoue affirme que des gens divins descendirent et dirigèrent des expériences biologiques avec les singes. En fait, Hanuman, le dieu singe qui, avecRama, le héros de l'Épique Ramayana, fut conçu quand le dieu Shiva donna un gâteau sacré à Anjan, le singe. Cette référence évidente à une expérience génétiqueproduisit Hanuman, le super-singe, évocateur de l'Enkidou de l'Épique de Gilgamesh. [Note de l'éditeur : Selon ma recherche linguistique et mythologique, le dieu hindou Shiva serait l'équivalent d'Enki, le co-créateur d'Adam et Ève.]

LES DIEUX SERPENTS DES ÉPIQUES HINDOUS

Une des grandes Épiques de l'Inde, le Ramayana, est l'histoire de Sita, l'épouse d'un prince du Nord appelé Rama, qui est enlevée par Ravana, le roi serpent du Ceylan [le Sri Lanka moderne]. [Note de l' éditeur : Mon hypothèse est que Rama est le prince nibirouen Outou (l' Apollon grec) et que Sita est la duchesse nibirouenne Aya (l'Artémis grec).]

Rama chasse l'armée de Ravana à travers l'Inde avec l'aide d'une force de singessous l'ordre du général singe Hanuman. Ravana se retire à son royaume de l'Île de Ceylan, hypothétiquement hors de danger. Mais Hanuman construits un pont de galets en travers le détroit qui sépare l'Île de la terre ferme et Sita est secouru par Rama.

Partout dans l'histoire, Ravana est décrit en termes barbares--il se « nourrit d'êtres humains » et « boit le sang de ses ennemis ». Il est redoutable dans la bataille et réussit quasiment à battre Rama en utilisant son arme spéciale, Naga, décrit comme un « dard Naga collet de serpent », lequel semble paralyser ses ennemis et écouler leur énergie et leur force vitale. Comme toutes les créatures divines et semi-divines dans la mythologie, Ravana avait accès à des armes sophistiquées.

Le Ceylan, le royaume de Ravana, est la forteresse des Nagas. Il est décrit comme le pays des Nagas dans de très anciennes sources chinoises. Dans une des premières références littéraires du Ceylan, quand il y avait des relations commerciales avec la Chine avant l' occupation aryenne de l'Inde, il est décrit comme une terre decréatures reptiliennes étranges. À cause de ses pierres précieuses, de ses épices et de son emplacement, il devint populaire avec les négociants chinois.

Fa-Hsien, le négociant chinois, divulgua qu'au début, l'Île fut occupée par les Nagas ou les serpents divins avec qui les négociants de divers pays faisaient le commerce.

Les Nagas ne se montrèrent jamais aux étrangers. Ils exposèrent leurs précieux produits qui furent tous étiqueter avec le prix de vente. Les négociants étrangers achetèrent selon le prix et apportèrent les produits.

L'autre grand Épique de l'Inde est le Mahabharata, le plus long et peut-être le plus grand poème Épique de toutes les langues. Plus vieux que le Ramayana, il contient 88,000 vers. Le thème principal est la rivalité entre deux branches de la même famille, les Kurus. Les Pandavas et les Kauravas se battent et cela fini par la destruction presque totale des deux branches de la famille à la grande bataille de Kuruksetra.

Comme l'histoire commence, le roi Pariksit des Kauravas tira un cerf en chassant à l'arc. Poursuivant le cerf, il demande à un ascète s'il avait vu le cerf blessé. Observant un voeu de silence, le sage ne répondit pas. Cela mis Pariksit en colère et alors, il pris un serpent mort et le plaça autour du cou du sage. Le fils de l'ascète, Srnga, devint fâché et mit une malédiction sur Pariksit. Ainsi commença la querelle de sang entre les deux familles.

Une troisième partie intervient. Fâchés du blasphème d'un des leurs, les dieux serpents entrent dans l'histoire. Taksaka, le roi des gens serpents, envoie des serpents causant la mort de Pariksit.

L'histoire de la querelle de sang est racontée comme quelque chose qui s'est passé dans le distant passé. Puisque l'ancien royaume des Kurus prospéra le long du cours supérieur du Gange durant les 14ème et 13ème siècles avant J.-C. [Note de l'éditeur : Encore dans la période 1,600-700 avant J.-C.], les événements purent se dérouler au début de l'invasion aryenne quand il y avait beaucoup de rapports sexuels avec les Nagas.

L'histoire du Mahabharata commence avec le grand sacrifice du roi Janamejaya. Comme l'histoire est racontée par le sage Vyasa, le fils de Pariksit, le roi Janamejaya entreprend une cérémonie pour venger la mort de son père, un sacrifice au serpent appelé le « yajna ». Son but est de totalement détruire les Nagas, les dieux serpents qui pouvaient hypothétiquement assumer à volonté soit la forme de serpent ou la forme humaine, dont un tua Pariksit.

Dans le rituel, le prêtre invoque les noms des serpents tout en lançant des serpents vivants dans le feu. Astika, le fils du roi serpent Taksaka, intervient et implore Janamejaya de laisser vivre sa parenté. Les histoires de guerre et autres narrations furent, par la suite, répétées comme des contes à ces sacrifices qui furent de longue durée. L'historien indien D. D. Kosambi dit que le « yajna » lui-même ne fut pas autant le conte d'une grande guerre mais plutôt l'histoire du grand sacrifice « yajna ». En d'autres termes, ce fut une cérémonie symbolique d'apaiser leurs ancêtres serpent et en même temps, de les éliminer de leur héritage culturel.

Dans la lutte entre les deux branches des Kurus pour contrôler les plaines du Gange supérieur, il y a une ressemblance avec les guerres des fils d'Enlil et Enki dans laMésopotamie. Dans l'Épique hindou, les Pandavas paraissent être les vainqueurs puisqu'ils regagnent la plupart de leur royaume qui avait été perdu plus tôt. Cette lutte commença avec des armes conventionnelles de la période, telles que des lances, des épées, des arcs et des flèches, mais par la suite, l' utilisation d'armes plus puissantes et sophistiquées fournies par les dieux des deux côtés se rajoutèrent.

Ces armes ont toutes les caractéristiques de missiles modernes et de systèmes nucléaires. Dans un exemple, un côté lance un missile qui est contrecarré par un missile opposant. L'explosion des deux missiles cause un grand nombre de morts sur la Terre. La bataille a des connotations modernes.

C'est comme si un côté avait lancé un missile balistique qui est contrecarré par un missile nucléaire anti-balistique et détruit, causant une pluie mortelle de retombées radioactives.

Après une guerre prolongée, les Kauravas perdent la lutte et sont dans une situation désespérée. C'est alors qu'ils décident de terminer la guerre à travers l'emploi de tactiques défendues. Dans le milieu de la nuit, ils descendent sur les Pandavas endormis et tuent la plupart des guerriers. Enragés par l'infraction des règles de la guerre et la décimation de leur armée, les Pandavas décident qu'ils n'ont autre choix que d'utiliser l'arme ultime, « l'arme céleste » qui est capable de détruire toutes les autres armes.

Le chef des Kauravas décide de se servir d'une arme similaire qui pouvait produire de la radioactivité, car il déclare, « Je dirigerai cette arme sur les utérus des femmes Pandava ». Il prédit que la lignée des Kuru deviendrait éteint « puisque les fotus mourront ». Son avertissement est vrai puisque l'arme produit la stérilité chez toutes les femmes Pandava. La guerre entre cousins Kuru finit enfin dans une impasse avec la presque oblitération des deux branches de la famille.

LES DIEUX SERPENTS OU DRAGONS DANS L'HISTOIRE CHINOISE

Bien que le dieu serpent soit démontré comme un dragon dans l'histoire et la mythologie chinoise, il n'y a aucun doute que nous traitons de serpents avec des ailes et des jambes ou les Naga des Hindous. La Chine choisit le dragon comme symbole national pour des raisons très importantes. Ils croyaient que le Dragon Céleste fut le père de la première Dynastie des Empereurs Divins et comme résultat, le symbole du dragon inspirait la bienfaisance divine à la terre de Chine.

Selon l'histoire chinoise, les dragons asiatiques furent présents à la Création et partageaient la Terre avec l'espèce humaine. Comme le serpent occidental, le dragon fut rattaché au développement de l'homme ; et ce fut le dragon qui lui apprit les arts essentiels tels que comment faire le feu, comment tisser des filets de pêche et comment faire de la musique.

Le dragon chinois fut sans égal dans sa sagesse et son pouvoir de conférer des bénédictions et comme résultat, en est venu à symboliser le plus bienfaisant des hommes, l'empereur qu'on croyait avoir du sang de dragon. Cette affinité avec le dragon est démontrée par les accoutrements impériaux : l'empereur s'asseyait sur un trône en forme de dragon, navigua dans un bateau en forme de dragon et dormait même dans un lit en forme de dragon.

Selon Charles Gould, dans son oeuvre classique sur la mythologie chinoise, la croyance en l'existence et l'amitié du dragon est tissée dans la vie de l'ancienne histoire chinoise. Le Yi-king, le plus ancien des livres chinois, dont les origines sont mystérieuses, décrit les jours quand l'homme et le dragon vivaient ensemble pacifiquement et même se marièrent entre eux, et comment les dragons vinrent à représenter l'empereur et le trône de Chine et, comment le Dragon principal avait sa demeure au ciel.

En l'année 212 avant J.-C., l'empereur Tsin-Shi Hwang-Ti ordonna que tous les livres anciens soient détruits et que soit entreprise la persécution de tous les sages pour une période de quatre ans [Note de l'éditeur : la première « révolution culturelle » ?]. Le résultat fut que 460 sages furent enterrés vivant ensemble. Pendant cette orgie de suppression d'anciennes connaissances, le Yi-king fut considéré si sacré qu'il fut spécifiquement exempté de l'édit. [Note de l'éditeur : Cela est intriguant--bien que ce soit une pure coïncidence que la Bibliothèque d'Alexandrie fut brûlée autour de cette même période. Cette bibliothèque logea aussi tous les textes les plus anciens et sacrés des civilisations du Moyen-Orient.]

Dans ce classique, plusieurs Empereurs anciens sont décrits comme ayant des traits de dragon comme, par exemple, Hwanti que Gould date à 2,697 avant J.-C. On dit que l'empereur Yaou (2,356 avant J.-C.) fut conçu par un père dragon et une mère humaine. L'empereur Shun (2,255 avant J.-C.) est décrit comme ayant la contenance d'un dragon.

LE SERPENT COMME LE BIEN ET LE MAL DANS L'ANCIENNE ÉGYPTE

La dualité du serpent comme une source du bien et du mal faisant partie de la religion égyptienne est probablement due à certains événements historiques singuliers. Dans le Vieux ainsi que le Royaume Central, il est bienveillant et associé aux dieux et à l'immortalité.

Plus tard, commençant avec le Nouveau Royaume, la 18ème Dynastie en particulier, il devient une créature sinistre et un objet à être détesté et exorcisé. [Note de l'éditeur : Si nous supposons que l' historique du Dr Immanuel Velikovsky est un fait réel, alors le Royaume Central cessa autour de 1,600 avant J.-C., étant le résultat direct de cataclysmes qui causèrent aussi l'Exode et l'explosion de Thera/Santorini, c.-à-d., l'arrivée de la Planète Nibirou dans ce voisinage. Alors, commença un « millénaire des dieux », lequel dura jusqu'à approximativement 700 avant J.-C., le temps du début de la célèbre 19ème Dynastie du Nouveau Royaume, celle de Seti le Grand et Ramsès le Grand. Si le départ de Nibirou causa des cataclysmes additionnels à ce temps, durant la campagne de génocide de Sargon d' Assyrie, il est facile à voir comment les derniers souverains de la 18ème Dynastie et ceux du début de la 19ème cesseraient de voir les « dieux sauriens » comme bienveillants et commenceraient à les condamner comme sinistres.]

Sur les murs des tombes des plus vieilles dynasties, le serpent est représenté comme une créature amicale portant le roi sur son dos jusqu 'au ciel. C'est le symbole du roi qui est emporté par le dieu serpent à la terre de l'immortalité, à la terre des dieux.

À ce temps, le serpent fut adopté comme symbole de royauté et commença à apparaître comme le « uræus », la vipère divine sur la coiffe du pharaon.

Mais, dans le nouveau royaume, après que les premiers rois de la 18ème dynastie expulsèrent les Hyksos détestés de leur pays, le serpent prend un caractère malveillant. Il devient un vilain objet devant être exorcisé pendant des rituels. Appelé Apep ou Apop (l'Apophis grec), il est la manifestation des Hyksos barbaresqui avaient envahi et occupé l'Égypte pendant des centaines d'années. [Note del'éditeur : Selon le Dr Velikovsky, les Hyksos envahirent l'Égypte au même moment que la fuite des Israélites, c.-à-d., autour 1,600 avant J.-C. Ils gouvernèrent l'Égypte conquise jusque environ 1,000 avant J.-C. quand le Roi Thutmose I de la 18ème Dynastie les expulsa à jamais et établit le Nouveau Royaume.]

Apop fut le souverain Hyksos original et, avec ses descendants, gouverna de la 14ème jusqu'à la 17ème dynastie. Plusieurs souverains adoptèrent le nom Apop et en particulier, le dernier roi Hyksos battu par Ahmose et Kamose, les fondateurs de la 18ème Dynastie.

Apop posséda plusieurs épithètes. Dans les cérémonies pour le détruire, il fut maudit par plusieurs noms. Le rituel est évocateur du « yajna » des Hindous qui donnèrent plusieurs noms aux serpents en les jetant dans le feu. La haine égyptienne fut profondément enracinée dans leur mémoire des règnes cruels des rois Hyksos qui détruisirent systématiquement la culture égyptienne et leurs monuments. Nous verrons que ces gens si détestés furent nul autre que les descendants des Rephaim, les progénitures des Néfilim antédiluviens qui gouvernèrent les terres du Moyen-Orient après le Déluge.

LES DIEUX SERPENTS DANS LA MYTHOLOGIE AMÉRICAINE ET AFRICAINE Parmi les Mayas de l'Amérique Centrale, le symbolisme du serpent fut très courant. La plupart des serpents représentés dans leur art ont des plumes, indiquant la capacité de voler. L'ancien livre Maya « Chilam Balam », raconte que les premiers habitants du Yucatán furent les Chanes ou les « Gens du Serpent », qui traversèrent la mer de l' est, menés par Itzamna, un dieu serpent. [Note de l'éditeur : Itzamna est l'équivalent du prince héritier Enlil, le père du Prince Nannar/Quetzalcóatl.]

Il fut la divinité la plus importante du panthéon des Mayas ; et comme le dieu du ciel dominant, souverain des cieux, il est un des rares dieux Mayas à ne pas être associé à la mort ou à la destruction.

Itzamna fut le dieu créateur, celui qui donna le souffle de vie à l' homme. Comme tel, il décrit le dieu sumérien Enki parfaitement. [Note de l'éditeur : Selon ma recherche, l'équivalent Maya d'Enki est le dieu Tlaloc. Cependant, je suis d'accord avec Boulay concernant la logique de sa conclusion. Votre éditeur consultera de nouveau ses sources. Selon moi, Itzamna fut le « dieu du tonnerre et des éclairs » donc, le Zeus grec et Tlaloc fut leur « dieu de la mer » donc, Poséidon/Enki. Mais puisque Zecharia Sitchin, dans « The Lost Realms », place Enki/Poséidon en charge des mines d'or au Lac Titicaca et du centre spatial à Nazca, sa conclusion renforce celle de Boulay.]

Eric Thompson, le doyen des études sur les Mayas, maintient que le terme « itzem », duquel le nom d'un dieu est dérivé, devrait être traduit comme « lézard » ou « reptile ». En fait, Itzamnal, la ville du dieu Itzamna, signifie littéralement « la place du lézard ». Il y a aussi un grand nombre de formes anthropomorphiques du dieu Itzamna où il est représenté comme demi-être humain et demi-serpent.

Le dieu serpent bienveillant est aussi trouvé, plus tard, dans la mythologie mexicaine de la civilisation aztèque qui remplaça les Mayas. Quetzalcóatl est le dieu serpent de plumes qui apporta les bienfaits de la civilisation au Mexique et enseigna à l'homme l' astronomie et les mathématiques. [Note de l'éditeur : Sitchin identifie correctement Quetzalcóatl avec le Prince Nibirouen Nannar, le Thot égyptien et l'Hermès grec. J'inclus aussi une corrélation avec le Bouddha asiatique.]

Des légendes de dieux serpents abondent aussi partout dans la mythologie et la religion africaine. Pour les Dogons de Mali et de la Volta supérieure, leur ancien dieu créa le soleil et la lune, la terre d'un morceau d'argile et enfin les premiers êtres primitifs qui furent des jumeaux appelés Nummo, demi-humain et demi-serpent. [Note de l' éditeur : Et comme nous savons, les Dogons placent l'origine de leurs dieux dans le Système sirien de double étoile que les Égyptiens appelèrent Osiris et Isis.]

Dans la tribu Nyoro, les légendes disent que Dieu envoya le premier couple humain du ciel quand il fonda le monde. L'homme avait une queue et produit deux jeunes filles et un garçon. Ceux-ci en retour engendrèrent le caméléon, le père de l'espèce humaine.

D'autres tribus africaines tracent aussi leurs ancêtres à des gens ressemblant à des reptiles. Pour les Kumbis, les premiers hommes que Dieu créa possédaient des queues. La tribu Ewe-Ho décrit des hommes avec des queues qui descendirent sur la Terre à l'aide d'une corde. Pour les Jaggas, leurs ancêtres descendirent sur la Terre à l'aide d' un fil de toile d'araignée : l'ancêtre s'appela « celui à la queue ». [Note de l'éditeur : Bien sûr, nos anthropologues modernes nous feraient croire que nos coccyx sont des os résiduels de nos ancêtres, les grands singes. S'ils savaient... !]